Bienvenue sur Miscellanea !

 Un blog de choses mêlées, mélangées, comme le sont mes centres d’intérêt : la littérature (plutôt « classique »), le cinéma (plutôt « classique »), la musique (plutôt « classique »), le football (où l’on entend le terme de « clasico »…), et surtout le billard français (peu classique comme loisir, mais une vraie drogue pour celui qui, un jour, a entrepris d’en comprendre les subtilités) !

Bonne lecture !

Publié dans : Miscellanea | le 16 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

Intensité et persistance des émotions

Je n’aborderai pas la question des émotions qui résultent des drames et des tragédies de la vie. Ce sont des commotions qui peuvent altérer l’esprit humain jusqu’à la folie. Nous en trouvons des représentations notamment dans les textes littéraires du Moyen-âge où elles font figure de poncifs : femmes qui pleurent leur désespoir, se frappant la poitrine violemment, s’arrachant les cheveux. Je n’aime pas parler de ces émotions liées au malheur. Par superstition, peut-être…

L’on peut distinguer différents types d’émotions liées au plaisir. La première dont il sera ici question est une émotion assez forte engendrée par une poussée d’adrénaline. Les amateurs de sport connaissent bien cette émotion. Je pense notamment aux supporters de football, qui vivent intensément le match de leur équipe favorite. Dans un passé relativement récent, la victoire de l’équipe de France de football lors de la coupe du monde 1998 a engendré de telles émotions, non seulement sur le plan individuel, mais sur le plan collectif. Nous nous souvenons tous de ces images de joie sur les Champs Elysées, avec ces drapeaux tricolores qui symbolisaient cette ferveur nationale. Ce type d’émotion est salutaire, à condition toutefois qu’il soit maintenu dans une certaine mesure. Nous n’avons que trop d’exemples de débordements de supporters dans le domaine sportif. Il est vrai que la frontière est ténue entre le tolérable et l’intolérable, entre le raisonnable et l’excès. En matière de démonstration de joie, l’on peut avoir vite fait de « dépasser les bornes »… Le bon-sens d’une personne « normalement » constituée doit toutefois lui suffire à délimiter le cadre de la raison.

Ces émotions-là sont agréables à vivre. Elles sont éphémères en ce sens que le soufflet retombe peu après que l’arbitre a sifflé la fin du match. La frustration qui naît de la défaite éventuelle de son équipe favorite est rapidement balayée par l’espoir qu’elle connaîtra la victoire lors du match suivant. Ce sont de saines émotions lorsqu’elles ne débouchent pas sur de ridicules outrances.

Les émotions qui sont engendrées par les jeux d’argent sont, me semble-t-il, d’un niveau plus inquiétant, car elles recèlent un danger bien plus pernicieux pour l’individu. Ces émotions violentes résultent d’une forte poussée d’adrénaline que l’on peut expliquer par les nombreuses visions qui se bousculent dans l’esprit du parieur, en un temps très limité : je vais gagner au jeu, je vais devenir riche, je vais pouvoir changer de mode de vie, mes enfants seront à l’abri du besoin, c’est une belle revanche contre les difficultés que j’ai traversées, quand je pense à tous ceux qui m’avaient dit que je ne gagnerais jamais, et que sais-je encore ? La poussée d’adrénaline est d’autant plus forte que l’on a investi financièrement dans un pari, qui est un placement à (haut) risque. Que l’on ne sy trompe pas : c’est bel et bien sur cette poussée d’adrénaline que spéculent les différents acteurs, les différents tentateurs qui évoluent dans cette sphère d’activité, de la Française des jeux au PMU, en passant par tous les organisateurs de parties de poker, qui ont le vent en poupe actuellement. Ce qu’ils offrent à leurs clients, c’est la possibilité de retrouver régulièrement cette poussée d’adrénaline accompagnée de sa cohorte de visions dont il vient d’être question. C’est cette poussée d’adrénaline, et rien d’autre, que l’on vend au parieur. Après, chacun évalue individuellement à quel prix il fixe sa propre décharge émotive… Les plus heureux en fixeront le montant à quelques euros et joueront plus ou moins régulièrement. C’est alors une activité comme une autre, pourquoi pas, et le moyen de se faire plaisir à moindre coût. Les autres, les joueurs invétérés, ceux qui souffrent d’addiction, sont prêts à parier jusqu’au dernier centime, non seulement sur leurs propres deniers, mais sur ceux de leur entourage. Ils sont capables alors de dépenser l’argent de leur ménage, faisant fi de leurs familles et de leurs enfants, ils sont capables d’emprunter auprès de leurs proches ou de leur banque pour assouvir leur passion. Ils sombrent peu à peu dans la maladie du jeu, dans sa dépendance, comme d’autres tombent entre les griffes de la drogue. Parce qu’il s’agit bien d’une drogue, dans la mesure où la dépendance est à la fois psychologique et physique. Une journée d’abstinence est une journée de manque… Ils affirment qu’ils sont capables de se passer du jeu, et ils s’en passent en effet, pendant un jour ou deux. Mais qu’est-ce qui les fait tenir, si ce n’est l’assurance de pouvoir rapidement reprendre leur activité ? Le manque est comblé par la promesse de la reprise imminente du jeu.

J’ai joué aux courses pendant des années. J’ai eu la chance de ne jamais devenir « accro ». Je pouvais jouer ou ne pas jouer à mon gré. Toujours de petites sommes. J’ai pu arrêter de jouer du jour au lendemain sans en ressentir le moindre effet. Mais combien n’ont pas eu cette chance ? Comme je tremble lorsque je vois ces gens qui achètent des paquets de jeux à gratter, qui valident des liasses de tickets au PMU ou qui s’assoient, impunément le croient-ils, à une table de poker… Poser le pied dans ce cercle, c’est obligatoirement prendre un risque. Le risque de succomber à une forme de gourmandise, comme d’autres succombent à la gourmandise de l’alcool… Malheureusement, comment savoir que l’on n’est pas alcoolique tant que l’on n’a pas bu une goutte d’alcool ? L’ennui, c’est que l’on découvre toujours trop tard ses addictions… Aussi convient-il de faire preuve d’une grande vigilance, de rester à l’écoute de soi-même et surtout de ne pas se mentir à soi-même afin de ne pas sombrer corps et âme.

On ne se remet pas facilement de ces émotions-là, car elles laissent leur empreinte dans l’esprit de l’individu. Le moindre gain procure un sentiment de bien-être, voire de bonheur, il suscite un fol espoir qui justifiera les excès à venir. La moindre perte crée une frustration, un abattement, que seul l’espoir des gains à venir permet de surmonter. Dans les deux cas, le joueur est perdant. Ce type d’émotion violente n’apporte rien de bon. Il isole le joueur, sinon de la sphère sociale, du moins il le coupe d’activités plus importantes et enrichissantes. Le jeu, ce n’est pas la vie… Je l’ai dit plus haut : j’ai joué aux courses pendant plusieurs années. J’ai eu la chance de ne pas souffrir d’addiction. Et pourtant, combien ai-je pu perdre de temps à chercher le vainqueur d’une course de chevaux ou à élaborer des systèmes de jeu ? Mon Dieu, quelle perte de temps !

Directement en lien avec l’article précédent, je dirais qu’il existe d’autres émotions, spirituelles, bien plus nobles. L’art, en son sens large, procure des émotions douces qui nous font connaître ce qu’est la joie d’exister. Ce sont des émotions qui creusent un sillon lumineux au plus profond de nous-mêmes. Et ces émotions-là nous accompagnent tout au long de notre vie. Elles nous apaisent et nous réconfortent, nous relient à l’ensemble de la communauté humaine, nous permettent de côtoyer, sinon de comprendre, le génie de l’homme. En un mot, elles sont tout le contraire des émotions qui sont abordées ci-dessus. Chaque jour, je pense à certaines phrases de Marcel Proust, et je suis heureux. Il en va de même lorsque je parcours les oeuvres de Marivaux, de Zola ou de Balzac, pour ne parler que de ceux-là dans le domaine littéraire… Certaines oeuvres picturales m’habitent également : les tableaux de Vermeer, de La Tour, Hokusai, en piochant au hasard parmi quelques peintres qui me sont essentiels… La musique de Bach, de Vivaldi ou de Mozart… Je pourrais multiplier les exemples de ces génies créateurs qui me réconcilient sans cesse avec l’humanité, avec la vie…

Je dois sûrement au choc de mes origines et de mon évolution personnelle d’avoir connu dans des domaines variés des émotions aussi différentes, voire opposées. J’assume tout, je ne regrette rien…

Publié dans : Miscellanea | le 11 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Qu’est-ce que l’art ?

Il peut être ardu de définir un concept comme l’art, tant il recouvre de domaines. Sous quelle condition une oeuvre peut-elle être qualifiée d’artistique, sans que le terme ne soit galvaudé ? C’est la question à laquelle j’ai tenté de répondre de manière concise, tout en ayant l’ambition d’embrasser la totalité des oeuvres d’art. Voici :

« L’art, c’est la richesse d’un univers intérieur qui se dévoile dans la beauté, l’originalité, et le choc d’un domaine d’expression. L’art nous révèle en outre une part de notre humanité. »

J’entends par « univers intérieur » l’ensemble de nos connaissances culturelles vues à travers le prisme d’une personnalité. Un être peu cultivé, qui a une vie intérieure peu intense ne pourra sérieusement prétendre à une vie artistique puisque, d’une certaine façon, il n’aura rien à dire.

L’art relève avant tout d’une perception subjective, c’est pourquoi une oeuvre d’art se doit d’être originale. Chaque oeuvre d’art offre sa part de nouveauté. Or, les redites, les imitations, ne peuvent prétendre à cette originalité, je pense à tous ceux qui font « à la manière de… »

L’originalité de l’oeuvre d’art crée un choc chez son spectateur, du fait même de son caractère nouveau. Le spectateur est alors dérangé, bousculé dans ses habitudes et dans ses certitudes : l’oeuvre nouvelle l’oblige à réévaluer ses connaissances artistiques, le force à lui accorder une place de choix dans son musée idéal.

L’oeuvre d’art se doit-elle vraiment d’être belle ? La notion de « beauté » est particulièrement subjective. Telle personne admirera sincèrement un tableau, le reconnaissant comme « beau » en fonction de ses propres goûts, alors que telle autre ne sera pas sensible à sa forme de beauté. Je suis personnellement peu sensible à la peinture de Van Gogh, alors que l’immense majorité des spectateurs l’identifie sincèrement comme « belle ». La notion de beauté est bel et bien subjective, mais elle est inhérente à l’art.

Certains considèrent enfin que l’art n’a pas à signifier ni à se mettre au service d’une idée. Ce fut la conviction de différents courants artistiques au travers des âges. Pourtant, quand je me retrouve devant une oeuvre d’art, je sens qu’elle me parle et qu’elle me touche intimement. Quand elle me parle, en effet, ce n’est pas pour me parler de choses qui me sont complètement étrangères, car elle me parle de moi. Elle lève le voile sur une partie de ma personnalité qui m’était jusque là restée cachée, ou que j’avais oubliée depuis longtemps, à moins qu’elle ne formule de manière évidente l’une de mes pensées qui était restée confuse. L’oeuvre d’art est une éclaireuse d’âme. C’est là l’une de ses grandes singularités : alors que, comme je le disais plus haut, l’art relève d’une expression individuelle, il atteint une dimension universelle et nous concerne tous, parce qu’au-delà de lui, il nous dévoile et nous raconte notre propre histoire.

Publié dans : Miscellanea | le 6 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Billard : échange de bons procédés !

Je crois que je suis un vrai passionné de billard ! De billard français s’entend, celui qui se joue avec deux billes blanches et une bille rouge, pas de billard à poches…

Le cours de la vie a fait que je n’ai plus fait de compétition depuis 20 ans, mais je vais m’y remettre lors de la prochaine saison, sous les couleurs du Club Albertville Billard !

En attendant, je vais faire part de mon expérience avec ce qui me paraît être l’élément le plus important sur une queue de billard : le procédé. Pour les non-initiés, il s’agit du petit embout que le joueur couvre de craie bleue afin d’éviter les fausses-queues. Autant le choix d’une queue de billard en elle-même repose sur des critères qui ne sont pas toujours pertinents, comme l’esthétique par exemple, autant le choix du procédé devra être effectué avec un soin particulier, après avoir réalisé différents essais, car c’est lui qui nous permet de « sentir » les billes. Un bon joueur de billard pourrait se sentir modérément à l’aise avec une queue de billard et bien jouer malgré tout. Mais s’il n’a pas confiance en son procédé, il perdra une partie de ses moyens…

Certains joueurs de niveau mondial jouent avec des procédés en cuir Triangle aux jeux dé série (libre, cadre, une bande). C’était le cas voici quelque temps encore du chartrain Willy Gérimont, par exemple. Mais j’ignore s’il en est toujours ainsi au moment où je rédige ces lignes… Son  argument prédominant était qu’il souhaitait un procédé qui soit jouable tout de suite, et il est vrai que la plupart des procédés « modernes » nécessitent un certain temps d’adaptation : on dit généralement qu’il doivent « se faire »… Pour ma part, j’ai essayé les procédés Triangle, et ils sont bien trop durs à mon goût. C’est pourquoi je les conseillerais plutôt aux joueurs de Trois-bandes. On trouve ce type de procédé pour 4 euros environ.

J’ai essayé récemment un procédé Kamui black double-soft. Il s’agit d’un procédé japonais multicouche, qui est constitué de différentes couches de cuir de porc superposées. Il est en quelque sorte l’antithèse du procédé Triange, étant particulièrement tendre. C’est un procédé très « élastique » qui permet de mettre un effet considérable. En outre, il facilite les coups spectaculaires, sur les massés par exemple. Mais il nécessite un temps d’adaptation d’une part, et son caractère très tendre peut faire courir le risque de la fausse-queue sur certains coups… C’est un bon procédé pour les jeux de série, mais je vous avoue que ce n’est pas forcément mon préféré. A noter que c’est un procédé assez cher puisqu’il coûte aux alentours de 17 euros.

Le meilleur procédé actuel est peut-être le multicouche de marque Moori, un autre procédé japonais. Comme pour le Kamui, il existe différentes « duretés » (soft, medium, hard). J’ai tout d’abord testé le Moori medium, que l’on m’avait fortement conseillé. Mais il était trop dur à mon goût et au bout de quelques semaines j’ai pris un malin plaisir à le faire « sauter » et à le jeter à la poubelle. Il nécessite un tel temps d’adaptation que je n’ai peut-être pas eu la patience d’attendre. Je suis d’ailleurs en partie revenu sur cette première mauvaise impression, puisqu’il équipe maintenant mes flèches de trois-bandes… N’ayant jamais été adepte des procédés vraiment durs, il me convient pour pratiquer cette discipline. Pour les jeux de série en revanche, je suis tombé résolument sous le charme du Moori soft. Dès les premiers coups de queue, j’ai su que ce procédé allait devenir « mon » procédé. Ses caractéristiques d’élasticité et de souplesse me permettent de faire corps avec lui, et de bien sentir chaque coup. En outre, il présente l’avantage d’être immédiatement jouable, ce qui n’est pas rien. Aussi, je me suis empressé d’ en équiper chacune de mes flèches ! Un procédé Moori vaut actuellement 13 euros environ.

Dans la jungle des offres actuelles, il me semble que l’on a enterré un peu vite le procédé américain, que l’on trouve aujourd’hui sous la dénomination ELK Master… Il est vrai que ce dernier possède deux inconvénients de taille : il faut bien souvent en essayer plusieurs avant d’en trouver un bon, ce qui est un peu fastidieux, et il s’use assez rapidement… Heureusement, c’est un procédé bon marché, qui coûte environ 1 euro. Mais lorsqu’on a la chance d’avoir un bon procédé de ce type, on peut réaliser des prouesses ! Il vaut tous les jours les meilleurs procédés du marché ! J’ai eu l’occasion de réussir des rétros de folie avec ces procédés-là, et il n’est pas sûr que je pourrais en faire de même avec les procédés cités ci-dessus… Et je rappelle que les grands joueurs de billard du siècle dernier, je pense notamment à Roger Conti, conseillaient d’utiliser ce type de procédé, ce qui n’est pas rien tout de même ! Toutefois, comme la plupart des joueurs, je dois me rendre à l’évidence : je n’ai plus de procédé américain, sur aucune de mes flèches… J’ai fini (à grand peine) par suivre le mouvement de la modernité…

Si, au hasard de ses pérégrinations sur internet, un joueur de billard lisait ces quelques lignes, je l’invite à compléter le présent article et à nous faire part de sa propre expérience !

Bien à vous !

Publié dans : Billard français | le 24 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

Le calendrier des courses a un sens, une signification !

Bonsoir, chers miscellanéens ! 

Nous sommes en plein cœur du meeting d’hiver, ce qui correspond à une période où les favoris arrivent en masse. C’est logique, c’est un moment où les valeurs des chevaux sont bien établies, ce qui rend les arrivées prévisibles. C’est toujours difficile à vivre pour le chasseur de cote que je suis… De voir ces favoris de la presse franchir la ligne d’arrivée en tête a quelque chose de frustrant… 

Cela peut nous amener à cette remarque plus générale, qui aidera certains d’entre vous, moins aguerris, à mieux appréhender les courses. Nous pouvons distinguer trois périodes dans un meeting : le début, le cœur, et la fin du meeting. En début de meeting, les surprises sont fréquentes car les écuries les plus redoutables, et qui possèdent les meilleurs chevaux, ne sont pas encore au point. En fin de meeting, nous avons également des « surprises » car les meilleurs chevaux, qui ont tout raflé pendant quelques semaines, sont fatigués, et se font battre par des chevaux un peu moins en vue, mais à qui l’on a judicieusement permis de conserver une certaine fraîcheur. En revanche, en cœur de meeting, il n’y a pas grand-chose à attendre : même la presse s’en sort, c’est pour dire ! Et je dis cela avec un petit sourire en coin… 

Vous pouvez ainsi comprendre cette difficulté à laquelle nous nous heurtons lorsque nous sommes au mois de janvier, par exemple. Vous ne lisez pas les pronostiqueurs pour qu’ils vous donnent un cheval à 3/1, mais en même temps il n’est pas toujours facile de trouver un outsider qui n’arrivera que si les principaux favoris ne répondent pas présents. Me promenant sur le web, je constate que de nombreux sites dont le fonds de commerce repose sur la recherche d’outsiders, et qui existent en marge des journaux, des émissions de télévision, et des sites phares (comme celui de Geny par exemple), éprouvent des difficultés lorsque l’arrivée du quinté se trouve dans les huit chevaux les plus joués… Et cela est logique : proposer un jeu de favoris qui pourrait être dicté par un enfant sachant tout juste lire et écrire n’aurait guère de sens ! 

Je ne m’adresse pas là, bien évidemment, aux joueurs les plus expérimentés. Même si une « piqûre de rappel » ne fait jamais de mal à personne. Mais que les novices et autres joueurs encore peu chevronnés enregistrent ces quelques mots dans un coin de leur mémoire. Cela leur permettra de mieux se repérer sur la carte spatio-temporelle des courses. Cette carte a un sens, une signification, dont je vous donne là, en partie, la clé. Vous comprendrez alors que l’on peut tenter des choses sortant radicalement de l’ordinaire à certains moments de l’année, et qu’à d’autres périodes il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant de confier son argent à un outsider, aussi séduisant soit-il… 

Bien à vous, mes amis ! 

Publié dans : Les courses de chevaux | le 15 janvier, 2010 |2 Commentaires »

Un peu de la science des cotes…

 J’affiche en première page un commentaire que je viens d’adresser à Kinojap à propos de l’analyse des cotes. Ce n’est pas un modèle littéraire, d’autant plus qu’il a été produit en un « jet ». Mais comme il correspond tout de même parfaitement à ma pensée, je vous le livre.

Au passage, j’adresse à nouveau toute ma reconnaissance à Jack, qui m’a alerté à ce propos, voici quelques années. Il faut toujours rendre à César ce que nous lui devons !

Il me semble que je suis parvenu à comprendre les rouages de cette théorie assez rapidement (un an ou deux), ce qui m’a été d’autant moins difficile que cela correspondait à l’idée que je me faisais déjà des courses : j’ai vu là un moyen « mathématique » de mesurer les petits arrangements entre amis qui, je le crois,  ont cours sur les hippodromes. Et cette croyance me suffit amplement, c’est ma foi : le fait que je sois convaincu vaut toutes les preuves du monde, et je me moque d’autant plus éperdument des preuves que je n’ai pas l’intention de me produire devant une cours de justice. Ceci dit, mes suppositions ont rencontré un certain écho auprès de personnes qui gravitent dans le monde des courses (je parle bien d’acteurs, et non de spectateurs !) et qui par leurs observations n’ont fait que renforcer ma conviction : « j’ai vu untel retenir son cheval » ; « j’ai vu untel démarrer plus lentement qu’il n’aurait dû et ainsi hypothéquer ses chances… », etc. Ne croyez pas que vous avez affaire à des philanthropes ni à des gens soucieux de respecter scrupuleusement une éthique… C’est bien rarement le cas lorsque l’argent est en jeu, que ce soit dans le monde de la finance ou ailleurs…

A bon entendeur…

 

Lorsque je fais le papier, j’ai en tête ce que doit être la cote d’un cheval. Je m’appuie parfois sur des sites comme Zeturf, par exemple, pour m’aider à définir cette cote. Aussi, dès le début de la cotation, je repère les cotes qui ne correspondent pas à ce que j’attendais.

Les cotes peuvent être trop basses, ce qui signifie souvent que les parieurs se rabattent sur une valeur refuge (en principe un jockey ou un driver), ou qu’un pronostiqueur leur a un peu trop bien vendu sa propre vision du jeu. Comme je pense que les courses sont truquées et que certaines personnes s’entendent au détriment des parieurs, je crois qu’il est facile de “lever le pied” et de laisser les copains, aux cotes plus intéressantes, prendre les devants… La rumeur que certains toucheraient des pots de vin pour ne pas figurer à l’arrivée est tenace sur les hippodromes. Est-elle dénuée de fondement ? A mon avis, non ! Clairement !

Il reste donc à s’intéresser aux cotes qui sont trop hautes par rapport à ce qu’elles devraient être. Ce sont les fameux chevaux que les parieurs sont amenés à délaisser… Les chevaux peuvent être laissés de côté parce que l’entourage est parvenu à dissuader les parieurs de s’y intéresser (l’exemple donné par l’un de nos amis concernant l’interview de M. Abrivard, avant-hier je crois, en est un bel exemple récent). En principe, ce n’est pas la qualité du cheval qui est en cause, mais c’est bel et bien un discours dépréciatif qui le discrédite… D’où l’intérêt de faire un papier sérieux, approfondi, sans se soucier de ce que peuvent dire les uns et les autres… Je l’ai dit plusieurs fois : cela fait bien longtemps que je n’achète plus les journaux traitant des courses, et qui déversent leurs commentaires plus mensongers les uns que les autres. Ils m’ont si souvent fait perdre… S’ils m’avaient permis de gagner, je ne refuserais pas de sortir mon 1.30 euro quotidien, vous le pensez bien !
En tout état de cause, ce sont bien ces chevaux-là qui sont intéressants et qu’il convient de dénicher…

En résumé : un cote trop basse (à partir de 3 ou 4 points au-dessous de ce que j’attendais), j’élimine. Une cote attendue : je peux garder… Une cote trop haute (3 ou 4 points au-dessus de ce que j’attendais) : tous mes sens de turfiste sont en alerte !

Je ne suis pas sûr que vous trouverez ma démonstration satisfaisante et je reconnais qu’elle aurait besoin d’être réécrite et reprécisée avant d’être éditée, mais elle peut constituer une première approche qui vous permettra de développer vos observations au fil du temps…

Bien à vous Miscellanéens !

Publié dans : Les courses de chevaux | le 5 juin, 2009 |Pas de Commentaires »