Bienvenue sur Miscellanea !

 Un blog de choses mêlées, mélangées, comme le sont mes centres d’intérêt : la littérature (plutôt « classique »), le cinéma (plutôt « classique »), la musique (plutôt « classique »), le football (où l’on entend le terme de « clasico »…), et surtout le billard français (peu classique comme loisir, mais une vraie drogue pour celui qui, un jour, a entrepris d’en comprendre les subtilités) !

Bonne lecture !

Publié dans : |le 16 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

Intensité et persistance des émotions

Je n’aborderai pas la question des émotions qui résultent des drames et des tragédies de la vie. Ce sont des commotions qui peuvent altérer l’esprit humain jusqu’à la folie. Nous en trouvons des représentations notamment dans les textes littéraires du Moyen-âge où elles font figure de poncifs : femmes qui pleurent leur désespoir, se frappant la poitrine violemment, s’arrachant les cheveux. Je n’aime pas parler de ces émotions liées au malheur. Par superstition, peut-être…

L’on peut distinguer différents types d’émotions liées au plaisir. La première dont il sera ici question est une émotion assez forte engendrée par une poussée d’adrénaline. Les amateurs de sport connaissent bien cette émotion. Je pense notamment aux supporters de football, qui vivent intensément le match de leur équipe favorite. Dans un passé relativement récent, la victoire de l’équipe de France de football lors de la coupe du monde 1998 a engendré de telles émotions, non seulement sur le plan individuel, mais sur le plan collectif. Nous nous souvenons tous de ces images de joie sur les Champs Elysées, avec ces drapeaux tricolores qui symbolisaient cette ferveur nationale. Ce type d’émotion est salutaire, à condition toutefois qu’il soit maintenu dans une certaine mesure. Nous n’avons que trop d’exemples de débordements de supporters dans le domaine sportif. Il est vrai que la frontière est ténue entre le tolérable et l’intolérable, entre le raisonnable et l’excès. En matière de démonstration de joie, l’on peut avoir vite fait de « dépasser les bornes »… Le bon-sens d’une personne « normalement » constituée doit toutefois lui suffire à délimiter le cadre de la raison.

Ces émotions-là sont agréables à vivre. Elles sont éphémères en ce sens que le soufflet retombe peu après que l’arbitre a sifflé la fin du match. La frustration qui naît de la défaite éventuelle de son équipe favorite est rapidement balayée par l’espoir qu’elle connaîtra la victoire lors du match suivant. Ce sont de saines émotions lorsqu’elles ne débouchent pas sur de ridicules outrances.

Les émotions qui sont engendrées par les jeux d’argent sont, me semble-t-il, d’un niveau plus inquiétant, car elles recèlent un danger bien plus pernicieux pour l’individu. Ces émotions violentes résultent d’une forte poussée d’adrénaline que l’on peut expliquer par les nombreuses visions qui se bousculent dans l’esprit du parieur, en un temps très limité : je vais gagner au jeu, je vais devenir riche, je vais pouvoir changer de mode de vie, mes enfants seront à l’abri du besoin, c’est une belle revanche contre les difficultés que j’ai traversées, quand je pense à tous ceux qui m’avaient dit que je ne gagnerais jamais, et que sais-je encore ? La poussée d’adrénaline est d’autant plus forte que l’on a investi financièrement dans un pari, qui est un placement à (haut) risque. Que l’on ne sy trompe pas : c’est bel et bien sur cette poussée d’adrénaline que spéculent les différents acteurs, les différents tentateurs qui évoluent dans cette sphère d’activité, de la Française des jeux au PMU, en passant par tous les organisateurs de parties de poker, qui ont le vent en poupe actuellement. Ce qu’ils offrent à leurs clients, c’est la possibilité de retrouver régulièrement cette poussée d’adrénaline accompagnée de sa cohorte de visions dont il vient d’être question. C’est cette poussée d’adrénaline, et rien d’autre, que l’on vend au parieur. Après, chacun évalue individuellement à quel prix il fixe sa propre décharge émotive… Les plus heureux en fixeront le montant à quelques euros et joueront plus ou moins régulièrement. C’est alors une activité comme une autre, pourquoi pas, et le moyen de se faire plaisir à moindre coût. Les autres, les joueurs invétérés, ceux qui souffrent d’addiction, sont prêts à parier jusqu’au dernier centime, non seulement sur leurs propres deniers, mais sur ceux de leur entourage. Ils sont capables alors de dépenser l’argent de leur ménage, faisant fi de leurs familles et de leurs enfants, ils sont capables d’emprunter auprès de leurs proches ou de leur banque pour assouvir leur passion. Ils sombrent peu à peu dans la maladie du jeu, dans sa dépendance, comme d’autres tombent entre les griffes de la drogue. Parce qu’il s’agit bien d’une drogue, dans la mesure où la dépendance est à la fois psychologique et physique. Une journée d’abstinence est une journée de manque… Ils affirment qu’ils sont capables de se passer du jeu, et ils s’en passent en effet, pendant un jour ou deux. Mais qu’est-ce qui les fait tenir, si ce n’est l’assurance de pouvoir rapidement reprendre leur activité ? Le manque est comblé par la promesse de la reprise imminente du jeu.

J’ai joué aux courses pendant des années. J’ai eu la chance de ne jamais devenir « accro ». Je pouvais jouer ou ne pas jouer à mon gré. Toujours de petites sommes. J’ai pu arrêter de jouer du jour au lendemain sans en ressentir le moindre effet. Mais combien n’ont pas eu cette chance ? Comme je tremble lorsque je vois ces gens qui achètent des paquets de jeux à gratter, qui valident des liasses de tickets au PMU ou qui s’assoient, impunément le croient-ils, à une table de poker… Poser le pied dans ce cercle, c’est obligatoirement prendre un risque. Le risque de succomber à une forme de gourmandise, comme d’autres succombent à la gourmandise de l’alcool… Malheureusement, comment savoir que l’on n’est pas alcoolique tant que l’on n’a pas bu une goutte d’alcool ? L’ennui, c’est que l’on découvre toujours trop tard ses addictions… Aussi convient-il de faire preuve d’une grande vigilance, de rester à l’écoute de soi-même et surtout de ne pas se mentir à soi-même afin de ne pas sombrer corps et âme.

On ne se remet pas facilement de ces émotions-là, car elles laissent leur empreinte dans l’esprit de l’individu. Le moindre gain procure un sentiment de bien-être, voire de bonheur, il suscite un fol espoir qui justifiera les excès à venir. La moindre perte crée une frustration, un abattement, que seul l’espoir des gains à venir permet de surmonter. Dans les deux cas, le joueur est perdant. Ce type d’émotion violente n’apporte rien de bon. Il isole le joueur, sinon de la sphère sociale, du moins il le coupe d’activités plus importantes et enrichissantes. Le jeu, ce n’est pas la vie… Je l’ai dit plus haut : j’ai joué aux courses pendant plusieurs années. J’ai eu la chance de ne pas souffrir d’addiction. Et pourtant, combien ai-je pu perdre de temps à chercher le vainqueur d’une course de chevaux ou à élaborer des systèmes de jeu ? Mon Dieu, quelle perte de temps !

Directement en lien avec l’article précédent, je dirais qu’il existe d’autres émotions, spirituelles, bien plus nobles. L’art, en son sens large, procure des émotions douces qui nous font connaître ce qu’est la joie d’exister. Ce sont des émotions qui creusent un sillon lumineux au plus profond de nous-mêmes. Et ces émotions-là nous accompagnent tout au long de notre vie. Elles nous apaisent et nous réconfortent, nous relient à l’ensemble de la communauté humaine, nous permettent de côtoyer, sinon de comprendre, le génie de l’homme. En un mot, elles sont tout le contraire des émotions qui sont abordées ci-dessus. Chaque jour, je pense à certaines phrases de Marcel Proust, et je suis heureux. Il en va de même lorsque je parcours les oeuvres de Marivaux, de Zola ou de Balzac, pour ne parler que de ceux-là dans le domaine littéraire… Certaines oeuvres picturales m’habitent également : les tableaux de Vermeer, de La Tour, Hokusai, en piochant au hasard parmi quelques peintres qui me sont essentiels… La musique de Bach, de Vivaldi ou de Mozart… Je pourrais multiplier les exemples de ces génies créateurs qui me réconcilient sans cesse avec l’humanité, avec la vie…

Je dois sûrement au choc de mes origines et de mon évolution personnelle d’avoir connu dans des domaines variés des émotions aussi différentes, voire opposées. J’assume tout, je ne regrette rien…

Publié dans : |le 11 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Qu’est-ce que l’art ?

Il peut être ardu de définir un concept comme l’art, tant il recouvre de domaines. Sous quelle condition une oeuvre peut-elle être qualifiée d’artistique, sans que le terme ne soit galvaudé ? C’est la question à laquelle j’ai tenté de répondre de manière concise, tout en ayant l’ambition d’embrasser la totalité des oeuvres d’art. Voici :

« L’art, c’est la richesse d’un univers intérieur qui se dévoile dans la beauté, l’originalité, et le choc d’un domaine d’expression. L’art nous révèle en outre une part de notre humanité. »

J’entends par « univers intérieur » l’ensemble de nos connaissances culturelles vues à travers le prisme d’une personnalité. Un être peu cultivé, qui a une vie intérieure peu intense ne pourra sérieusement prétendre à une vie artistique puisque, d’une certaine façon, il n’aura rien à dire.

L’art relève avant tout d’une perception subjective, c’est pourquoi une oeuvre d’art se doit d’être originale. Chaque oeuvre d’art offre sa part de nouveauté. Or, les redites, les imitations, ne peuvent prétendre à cette originalité, je pense à tous ceux qui font « à la manière de… »

L’originalité de l’oeuvre d’art crée un choc chez son spectateur, du fait même de son caractère nouveau. Le spectateur est alors dérangé, bousculé dans ses habitudes et dans ses certitudes : l’oeuvre nouvelle l’oblige à réévaluer ses connaissances artistiques, le force à lui accorder une place de choix dans son musée idéal.

L’oeuvre d’art se doit-elle vraiment d’être belle ? La notion de « beauté » est particulièrement subjective. Telle personne admirera sincèrement un tableau, le reconnaissant comme « beau » en fonction de ses propres goûts, alors que telle autre ne sera pas sensible à sa forme de beauté. Je suis personnellement peu sensible à la peinture de Van Gogh, alors que l’immense majorité des spectateurs l’identifie sincèrement comme « belle ». La notion de beauté est bel et bien subjective, mais elle est inhérente à l’art.

Certains considèrent enfin que l’art n’a pas à signifier ni à se mettre au service d’une idée. Ce fut la conviction de différents courants artistiques au travers des âges. Pourtant, quand je me retrouve devant une oeuvre d’art, je sens qu’elle me parle et qu’elle me touche intimement. Quand elle me parle, en effet, ce n’est pas pour me parler de choses qui me sont complètement étrangères, car elle me parle de moi. Elle lève le voile sur une partie de ma personnalité qui m’était jusque là restée cachée, ou que j’avais oubliée depuis longtemps, à moins qu’elle ne formule de manière évidente l’une de mes pensées qui était restée confuse. L’oeuvre d’art est une éclaireuse d’âme. C’est là l’une de ses grandes singularités : alors que, comme je le disais plus haut, l’art relève d’une expression individuelle, il atteint une dimension universelle et nous concerne tous, parce qu’au-delà de lui, il nous dévoile et nous raconte notre propre histoire.

Publié dans : |le 6 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Le kombouaring…

Kombouaring : du nom d’un entraîneur de l’équipe de football du PSG des années 2010, qui se distinguait par un coaching systématiquement perdant.

Depuis toujours, je suis un grand fan du PSG… Je n’ai pas raté un de leur match depuis plus de vingt ans… Cette année, pour la saison 2010-2011, j’ai pu me réjouir du retour de mon équipe fétiche au premier plan national. Le fait que l’équipe ait pu se construire autour des joueurs cadres des saisons précédentes, même si elles furent décevantes, n’est pas pour rien dans cette affaire. Peu de clubs français ont en effet pu ainsi conserver dans leur effectif leurs meilleurs joueurs, parmi lesquels nous compterons aussi bien les joueurs d’expérience que les brillants espoirs que sont Mamadou Sakho et Clément chantome. Ces deux derniers ont d’ailleurs été les meilleurs joueurs du club cette saison, avec le brésilien Néné.

On le sait, bâtir une équipe à Paris n’a jamais été chose facile… La valse des actionnaires, des présidents, des entraîneurs a été conduite sur un rythme infernal depuis le retrait de Canal plus. Toutefois, depuis deux ans, le club profite d’une certaine stabilité à ce niveau, ce qui n’est certainement pas pour rien dans le correct déroulement de cette saison.

Et pourtant… La saison 2010-2011 pourrait bien rester comme étant celle des regrets pour le club de la capitale, qui va certainement échouer au pied du podium et prendre la quatrième ou la cinquième place du classement de la Ligue 1, à moins d’un improbable sursaut d’orgueil allant de pair avec tout aussi improbable effondrement de Lyon (et pourtant, Dieu seul sait à quel point les lyonnais ont fait tout ce qu’ils ont pu pour mettre le PSG sur orbite). La question va ainsi apparaître de manière récurrente en fin de saison, à l’heure où il faut bien continuer à vendre des journaux (L’Equipe, Le Parisien…) alors que le football vivra son intersaison estivale : « c’est la faute à qui ? »

Dans les clubs phares, dirigés sur le modèle des grandes entreprises, la réponse n’est jamais simple, les responsabilités étant toujours, toujours multiples… L’actionnaire majoritaire, Colony Capital, représenté par Sébastien Bazin a sa responsabilité : il souhaite voir une grande équipe à Paris, tout en refusant de délier les cordons de sa bourse. Cette position n’est pas tenable… On ne sait s’il y croit vraiment ou s’il fait semblant d’y croire, mais le constat est là. Remarquons au passage que cela se passe rarement bien lorsque les plus hauts dirigeants d’un club ne connaissent rien au football, dont ils ignorent les codes : il leur faut plusieurs années avant de saisir le fonctionnement de son système économique, comprendre les mentalités (très particulières dès lors qu’il s’agit de jeunes footballeurs issus bien souvent de quartiers modestes et qui se retrouvent du jour au lendemain avec une cuiller en or dans la bouche, cette même cuilleur leur étant parfois enfoncée au fin fond de la gorge par des gens qui s’enrichissent sur leur dos…).

Le président du club, Robin Leproux, a également sa part de responsabilité. C’est un homme courageux, très costaud en affaire, et qui malgré les apparences ne se laisse pas marcher sur les pieds. En outre, et c’est sûrement sa qualité principale, c’est un homme de communication. Dire qu’aujourd’hui présider c’est communiquer est un euphémisme. Son talon d’achille ? Le concernant également, on peut être tenté de lui reprocher sa relative méconnaissance du milieu du football. Ce fut du moins le cas à son arrivée et lors de sa première année d’exercice. Mais il a su apprendre vite, très vite… Il a tout compris du football sur le plan politique et économique en un tour de main. Hélas, le football livre toujours sa vérité sur le terrain, et il est encore loin du compte en ce qui concerne la fameuse compréhension des mentalités du milieu, ci-dessus évoquées. Au point que, alors qu’il a forcément voulu bien faire, il s’est peut-être montré un peu trop prompt à renouveler le contrat de l’entraîneur… Faire jouer la stabilité, c’est bien, mais n’aurait-il pas dû attendre la fin de la saison pour cela, en ayant toutes les cartes en main, autement dit en pouvant le juger sur deux saisons complètes et parvenues à leur terme ?

Il faut reconnaître deux qualités majeures à Antoine Kombouaré : il sait diriger ses joueurs, dont il est le véritable chef, et il s’est montré capable de les faire jouer ensemble, ce qui n’était plus arrivé depuis bien longtemps au PSG… S’il dépend évidemment de l’économique et du politique dont il vient d’être question, son domaine c’est le terrain ! Malheureusement, son « coaching » n’est pas en rapport avec ses qualités de meneur… Combien de fois a-t-il pu prendre des décisions plus que contestables dans ses choix de composition d’équipe ? Nous venons de le voir, à Bordeaux, où il a laissé des joueurs cadres sur le banc au coup d’envoi, comme Guillaume Hoarau ou Matthieu Bodmer, se privant ainsi de sa meilleure paire d’attaquants depuis le début de la saison (ce sont les statistiques qui le disent…) Par la même occasion, il a déstabilisé son équipe, les joueurs présents sur le terrain étant pour le moins perdus en début de match, en manque total de repères… Après, il est facile de dire : les gars, c’est de votre faute ! Parce que, dans ce milieu-là comme dans tant d’autres milieux, la faute, c’est bien connu, c’est toujours l’autre !

Mais comme tout le monde, un entraîneur a le droit de passer à côté de son match. L’erreur est humaine… Et ma foi, ce serait se montrer bien bête de ne pas pardonner les erreurs d’autrui… C’est plus embêtant lorsque les erreurs sont récurrentes. Et j’en retiens deux qui confinent à la faute professionnelle… OM -- PSG, le 28 mars 2011… Alors que l’équipe n’est peut-être pas au mieux, mais qu’elle tient le cap, A. Kombouaré fait tout simplement sortir les joueurs qui auraient pu forcer la décision à un moment ou un autre : Chantôme, Bodmer, Hoarau. Soit les joueurs qui pesaient le plus, physiquement, sur les marseillais… Apparaissent Erding (alors au fond du trou), Clément (pas un mauvais joueur, mais qui est très porté sur l’aspect défensif, ce qui est un choix étonnant lorsqu’on est mené), et le jeune Bahebeck (un bel espoir du club, incontestablement, mais qui n’a tout de même que 17 ans…) Dès lors, le match fut plié, et la défaite consommée…

Une autre erreur similaire est apparue récemment, lors de Monaco -- PSG. Face à une défense particulièrement athlétique, mais alors que le PSG est parfaitement revenu dans la partie après avoir été mené, A. Kombouaré décide de sortir M. Bodmer est son mètre 92 pour le remplacer par le mètre 70 de L. Giuly… Dès lors, le PSG n’a littéralement plus fait le poids, et ne s’est plus montré dangereux… Deux points de perdus, encore une fois… Comme je comprends l’énervement de M. Bodmer lors de sa sortie…

Ce ne sont là que deux exemples, ceux qui m’ont le plus marqué, certainement, mais combien d’autres fois A. Kombouaré s’est-il montré particulièrement hasardeux dans ses choix… Il est trop dans le mécanique (remplacement systématique de Bodmer pour Giuly, ou inversement, pour ne prendre que cet exemple) et semble pour l’instant trop peu doué de cette intelligence intuitive qui peut faire basculer le sort des matchs. En outre, il me paraît trop peu à l’écoute du ressenti de ses joueurs : lorsqu’un S. Armand, riche d’une formidable expérience de joueur, vous dit qu’il ne se sent plus à l’aise à un poste d’arrière lattéral et qu’il préfère dorénavant évoluer dans l’axe, ne peut-on comprendre sa réaction négative lorsqu’il apprend qu’il jouera arrière gauche à quelques minutes du coup d’envoi d’un match ? Il est clair que sur ce point il n’est pas encore un J. Mourinho, qui, testant une formule de jeu à l’entraînement stoppe le jeu au bout de quelques minutes et demande à ses joueurs s’ils se sentent à l’aise dans le rôle qui leur est confié… Savoir diriger ses hommes, c’est bien, mais savoir les diriger tout en les écoutant, c’est mieux. Parce qu’au bout du compte, ce sont les hommes qui sont sur le terrain qui gagnent les matchs et font la grandeur de leur club ! Mais il n’y a rien là qui confine à un jugement définitif. A. Kombouaré a, comme nous tous, la possibilité d’évoluer à l’avenir, mettant ainsi à profit ses erreurs passées. A condition de savoir reconnaître ses erreurs il est vrai, et de ne pas se montrer trop rigide… Ce n’est pas gagné, mais il a le droit de nous surprendre !

Publié dans : |le 20 mai, 2011 |1 Commentaire »

Billard : échange de bons procédés !

Je crois que je suis un vrai passionné de billard ! De billard français s’entend, celui qui se joue avec deux billes blanches et une bille rouge, pas de billard à poches…

Le cours de la vie a fait que je n’ai plus fait de compétition depuis 20 ans, mais je vais m’y remettre lors de la prochaine saison, sous les couleurs du Club Albertville Billard !

En attendant, je vais faire part de mon expérience avec ce qui me paraît être l’élément le plus important sur une queue de billard : le procédé. Pour les non-initiés, il s’agit du petit embout que le joueur couvre de craie bleue afin d’éviter les fausses-queues. Autant le choix d’une queue de billard en elle-même repose sur des critères qui ne sont pas toujours pertinents, comme l’esthétique par exemple, autant le choix du procédé devra être effectué avec un soin particulier, après avoir réalisé différents essais, car c’est lui qui nous permet de « sentir » les billes. Un bon joueur de billard pourrait se sentir modérément à l’aise avec une queue de billard et bien jouer malgré tout. Mais s’il n’a pas confiance en son procédé, il perdra une partie de ses moyens…

Certains joueurs de niveau mondial jouent avec des procédés en cuir Triangle aux jeux dé série (libre, cadre, une bande). C’était le cas voici quelque temps encore du chartrain Willy Gérimont, par exemple. Mais j’ignore s’il en est toujours ainsi au moment où je rédige ces lignes… Son  argument prédominant était qu’il souhaitait un procédé qui soit jouable tout de suite, et il est vrai que la plupart des procédés « modernes » nécessitent un certain temps d’adaptation : on dit généralement qu’il doivent « se faire »… Pour ma part, j’ai essayé les procédés Triangle, et ils sont bien trop durs à mon goût. C’est pourquoi je les conseillerais plutôt aux joueurs de Trois-bandes. On trouve ce type de procédé pour 4 euros environ.

J’ai essayé récemment un procédé Kamui black double-soft. Il s’agit d’un procédé japonais multicouche, qui est constitué de différentes couches de cuir de porc superposées. Il est en quelque sorte l’antithèse du procédé Triange, étant particulièrement tendre. C’est un procédé très « élastique » qui permet de mettre un effet considérable. En outre, il facilite les coups spectaculaires, sur les massés par exemple. Mais il nécessite un temps d’adaptation d’une part, et son caractère très tendre peut faire courir le risque de la fausse-queue sur certains coups… C’est un bon procédé pour les jeux de série, mais je vous avoue que ce n’est pas forcément mon préféré. A noter que c’est un procédé assez cher puisqu’il coûte aux alentours de 17 euros.

Le meilleur procédé actuel est peut-être le multicouche de marque Moori, un autre procédé japonais. Comme pour le Kamui, il existe différentes « duretés » (soft, medium, hard). J’ai tout d’abord testé le Moori medium, que l’on m’avait fortement conseillé. Mais il était trop dur à mon goût et au bout de quelques semaines j’ai pris un malin plaisir à le faire « sauter » et à le jeter à la poubelle. Il nécessite un tel temps d’adaptation que je n’ai peut-être pas eu la patience d’attendre. Je suis d’ailleurs en partie revenu sur cette première mauvaise impression, puisqu’il équipe maintenant mes flèches de trois-bandes… N’ayant jamais été adepte des procédés vraiment durs, il me convient pour pratiquer cette discipline. Pour les jeux de série en revanche, je suis tombé résolument sous le charme du Moori soft. Dès les premiers coups de queue, j’ai su que ce procédé allait devenir « mon » procédé. Ses caractéristiques d’élasticité et de souplesse me permettent de faire corps avec lui, et de bien sentir chaque coup. En outre, il présente l’avantage d’être immédiatement jouable, ce qui n’est pas rien. Aussi, je me suis empressé d’ en équiper chacune de mes flèches ! Un procédé Moori vaut actuellement 13 euros environ.

Dans la jungle des offres actuelles, il me semble que l’on a enterré un peu vite le procédé américain, que l’on trouve aujourd’hui sous la dénomination ELK Master… Il est vrai que ce dernier possède deux inconvénients de taille : il faut bien souvent en essayer plusieurs avant d’en trouver un bon, ce qui est un peu fastidieux, et il s’use assez rapidement… Heureusement, c’est un procédé bon marché, qui coûte environ 1 euro. Mais lorsqu’on a la chance d’avoir un bon procédé de ce type, on peut réaliser des prouesses ! Il vaut tous les jours les meilleurs procédés du marché ! J’ai eu l’occasion de réussir des rétros de folie avec ces procédés-là, et il n’est pas sûr que je pourrais en faire de même avec les procédés cités ci-dessus… Et je rappelle que les grands joueurs de billard du siècle dernier, je pense notamment à Roger Conti, conseillaient d’utiliser ce type de procédé, ce qui n’est pas rien tout de même ! Toutefois, comme la plupart des joueurs, je dois me rendre à l’évidence : je n’ai plus de procédé américain, sur aucune de mes flèches… J’ai fini (à grand peine) par suivre le mouvement de la modernité…

Si, au hasard de ses pérégrinations sur internet, un joueur de billard lisait ces quelques lignes, je l’invite à compléter le présent article et à nous faire part de sa propre expérience !

Bien à vous !

Publié dans : |le 24 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

Excentrage

Miscellanea ne va pas mourir, mais va changer d’orientation.

J’ai plus ou moins fait le tour des courses de chevaux, après y avoir consacré quelques années. Je voulais prouver (mais à qui et dans quel but ?) qu’il était possible de gagner de l’argent dans ce domaine, et j’y suis parvenu. Pas en 2011, bien sûr, puisque j’ai réellement arrêté cette activité en octobre ou novembre 2010, après avoir touché mes gains. Peu importe d’ailleurs, puisque les rares fois où j’ai joué (et perdu) lors de ces derniers mois, je l’ai fait sur le compte des bonus grâcieusement distribués à leur ouverture par les différents sites de paris en ligne. Il me reste encore un peu de ce faux-argent : faux puisqu’il s’agit de ces fameux abondements que l’on ne pourra jamais toucher. Alors ma foi, ils pourront bien le reprendre à l’occasion, si cela leur chante !

Voici ce que je suis parvenu à gagner sur un an : ma mise de base multipliée par 10.

Je n’ai jamais été un vrai passionné des courses, je l’ai dit et répété bien des fois… Et comme je ne cours pas spécialement après l’argent, même si, comme tout le monde ou presque j’aimerais en avoir un peu plus, fatalement je ne pouvais que manquer de motivation à un moment ou un autre…

Désormais, je vais pouvoir consacrer ce blog à des choses différentes et lui donner cette couleur disparate des choses mêlées qui correspond mieux à mon idée première. Miscellanea était en effet devenu un peu contre son gré un blog spécialisé en un domaine, qui le contraignait, l’enfermait, et avait fini par l’étouffer (par m’étouffer). Si je perds mes lecteurs dans l’opération, ce n’est pas bien grave… Je n’écris pas pour être lu mais pour me faire plaisir dans l’acte même de l’écriture. Mais, si d’aventure, au gré de vos navigations vous tombez sur mes quelques lignes, j’espère qu’elles vous apporteront un peu de cette joie que j’aurai eu à les rédiger. Si tel n’était pas le cas, vous ferez comme si de rien n’était et vous les oublierez aussitôt après les avoir lues, vous les jetterez au vent du grand large… Seules, elles chercheront alors un rocher solitaire où elles vivront malgré tout, souriantes devant toute éternité…

Miscellanéennement vôtre !

Publié dans : |le 21 avril, 2011 |1 Commentaire »